Les chenilles processionnaires : un danger pour vos animaux et comment les protéger

Les chenilles processionnaires sont des insectes nuisibles qui représentent une menace sérieuse pour les animaux domestiques. Cet article explore les dangers qu’elles présentent, les traitements possibles et les mesures de prévention à adopter.

Qu'est-ce qu'une chenille processionnaire ?

une procession de chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires sont les larves de certains papillons nocturnes, principalement le Thaumetopoea pityocampa (chenille processionnaire du pin) et le Thaumetopoea processionea (chenille processionnaire du chêne). Elles sont particulièrement présentes au printemps et en été, formant des files indiennes caractéristiques lors de leurs déplacements.

Zones géographiques et périodes à risque

En France, les chenilles processionnaires du pin sont particulièrement présentes dans les régions du sud, du sud-ouest et en Corse, mais elles remontent progressivement vers le nord avec le réchauffement climatique. Les chenilles processionnaires du chêne se trouvent davantage dans les zones du centre et du nord de la France.

La période de risque est plus marquée :

  • De janvier à mai pour les chenilles processionnaires du pin, avec une attention particulière lors de leur descente des arbres en mars-avril.

  • De mai à juillet pour les chenilles processionnaires du chêne.

Pourquoi sont-elles dangereuses ?

Les chenilles processionnaires sont couvertes de poils urticants qui libèrent une toxine dangereuse pour les animaux et les humains. Ces poils peuvent provoquer :

  • Irritations cutanées

  • Problèmes oculaires

  • Difficultés respiratoires

  • Réactions allergiques sévères

Chez les chiens et les chats, les conséquences peuvent être particulièrement graves. Le contact avec la langue ou les muqueuses peut entraîner :

  • Hypersalivation

  • Gonflement de la langue

  • Nécrose tissulaire pouvant nécessiter une amputation partielle

  • Détresse respiratoire

Un nid de chenilles processionnaires du pins

Que faire en cas de contact avec une chenille processionnaire ?

En cas de contact avec une chenille processionnaire :

  1. Rincez immédiatement la zone touchée avec de l’eau tiède sans frotter.

  2. Consultez un vétérinaire en urgence. Le professionnel pourra administrer des anti-inflammatoires, des antihistaminiques ou d’autres traitements adaptés.

  3. Surveillez attentivement les symptômes pour prévenir toute aggravation

Comment prévenir les risques ?

La prévention est la meilleure défense contre ces nuisibles. Voici quelques recommandations :

  • Évitez les zones infestées pendant les périodes à risque (printemps et été).

  • Installez des pièges à chenilles pour limiter leur prolifération.

  • Faites traiter vos arbres par des professionnels spécialisés si vous identifiez des nids.

  • Soyez vigilant lors des promenades en forêt ou dans les parcs.

Environnement et lutte écologique

Certaines méthodes naturelles permettent de lutter efficacement contre ces insectes :

  • Installation de nichoirs pour mésanges, leurs principaux prédateurs naturels.

  • Pièges à phéromones pour perturber leur reproduction.

  • Destruction mécanique des nids (réalisée par des experts).

Conclusion

Les chenilles processionnaires représentent un danger réel pour les animaux domestiques. Une vigilance accrue et des actions préventives sont essentielles pour protéger vos compagnons à quatre pattes. En cas de doute ou de contact, n’attendez pas pour consulter votre vétérinaire.

 

Pour de plus amples renseignements

Votre vigilance est la clé d’un environnement plus sûr pour vos animaux.

Intoxication du chat à la permethrine

Intoxication des Chats à la La perméthrine est un insecticide de la famille des pyréthrinoïdes, couramment utilisé dans les traitements antiparasitaires pour chiens, mais hautement toxique pour les chats. Une exposition accidentelle peut entraîner une intoxication grave et potentiellement mortelle.

Pourquoi la perméthrine est-elle toxique pour les chats ?

Les chats possèdent une capacité réduite à métaboliser la perméthrine en raison d’un déficit enzymatique spécifique. Ainsi, même de faibles doses peuvent provoquer des effets neurotoxiques sévères.

Quelle est la dose toxique de perméthrine pour un chat ?

La dose toxique est estimée à environ 50 mg/kg de poids corporel. Toutefois, des signes d’intoxication peuvent apparaître dès 5 mg/kg, notamment en cas d’exposition prolongée ou de contact direct avec un chien récemment traité.

Comment un chat peut-il être exposé à la perméthrine ?

  • Application accidentelle d’un produit antiparasitaire destiné aux chiens.

  • Contact avec un chien récemment traité.

  • Exposition à des sprays, colliers ou produits ménagers contenant de la perméthrine.

Quels sont les symptômes d'une intoxication ?

Les signes cliniques apparaissent généralement quelques heures après l’exposition et incluent :

  • Tremblements musculaires, convulsions

  • Hypersalivation

  • Hyperthermie

  • Ataxie (troubles de la coordination)

  • Agitation ou léthargie

Que faire en cas d'intoxication ?

Si vous suspectez une exposition à la perméthrine, contactez immédiatement un vétérinaire. En attendant la prise en charge :

  • Ne donnez pas de nourriture ou de médicaments sans avis vétérinaire.

  • Si le produit est sur la peau, lavez délicatement votre chat avec de l’eau tiède et du savon doux.

  • Évitez toute stimulation excessive (lumière, bruit, mouvements).

Traitement vétérinaire

Le traitement vise à contrôler les symptômes et à éliminer la toxine de l’organisme :

  • Hospitalisation et perfusion intraveineuse

  • Administration de diazépam ou de méthocarbamol pour contrôler les convulsions

  • Thermorégulation et surveillance intensive

Prévention : Protégez votre chat

  • N’utilisez jamais un antiparasitaire pour chien sur un chat.

  • Séparez les chiens traités des chats pendant au moins 48 heures.

  • Lisez attentivement les étiquettes des produits avant application.

  • Consultez votre vétérinaire pour des alternatives sûres.

L’intoxication à la perméthrine est une urgence vétérinaire. Une prise en charge rapide améliore significativement les chances de survie. En cas de doute, mieux vaut prévenir que guérir !

Un chat se repose après son traitement vétérinaire

Les puces

Les puces sont des insectes piqueurs dont les adultes vivent sur les mammifères et les oiseaux. En France, l’espèce de puces la plus couramment rencontrée chez le chat, le chien et le furet s’appelle Ctenocephalides felis. Plus rarement, il est possible de retrouver sur les chats et les chiens des puces de hérissons, d’oiseaux, de lapins et même parfois la puce de l’homme.

Le mode de vie des puces

Les puces adultes ne peuvent vivre que sur un animal, alors que les œufs et les larves se développent dans le milieu extérieur.

Dessin humoristique de chiens et chats attaqué par des puces - les puces piquent elles les humains, Vétérinaire Montpellier

Les puces femelles pondent leurs œufs sur l’hôte : 20 œufs en moyenne par jour (une puce peut pondre jusqu’à 50 œufs en une seule journée). Une fois pondus, les œufs tombent sur le sol. Au bout de quelques jours, il en sort une larve.

1- Les puces adultes se nourrissent de sang en perçant la peau de l’animal qui les héberge. Elles ont besoin d’un repas par jour, et restent habituellement sur le même hôte jusqu’à leur mort. Leur espérance de vie est en théorie de plusieurs mois, mais elles sont souvent éliminées au bout d’une à trois semaines lorsque le chien ou le chat se toilette ou se mordille.

2- Les larves se nourrissent de débris organiques et de crottes de puces adultes laissées dans l’environnement par les hôtes. Elles ont tendance à fuir la lumière et recherchent des lieux dissimulés comme la base des fibres de tapis ou de moquettes, sous les plinthes, dans les fentes de plancher.

3- Une fois pleinement développée, la larve tisse un cocon dans lequel se forme la nymphe. Celle-ci donne ensuite naissance à une puce adulte qui reste abritée dans le cocon jusqu’à ce que les conditions soient favorables à sa sortie (à ce stade, on dit que la puce est un adulte « pré-émergeant »).2- Les larves se nourrissent de débris organiques et de crottes de puces adultes laissées dans l’environnement par les hôtes. Elles ont tendance à fuir la lumière et recherchent des lieux dissimulés comme la base des fibres de tapis ou de moquettes, sous les plinthes, dans les fentes de plancher.

4- Une chaleur humide et la présence d’hôtes potentiels à proximité stimulent l’émergence des nouveaux adultes. En effet, la puce est capable d’évaluer la présence d’hôtes potentiels grâce aux vibrations provoquées par leur déplacement dans l’environnement et au gaz carbonique dégagé par leur respiration !L’attente peut durer plus de 6 mois si l’environnement n’envoie pas les signaux nécessaires.

Les conséquences sur la contamination des animaux domestiques

Le mode de vie des puces est dépendant des conditions environnementales. Quand elles sont idéales (humidité, chaleur, hôtes à proximité), l’ensemble des étapes de développement peut être accompli en moins de 2 semaines ! Une seule puce femelle peut ainsi produire plusieurs dizaines de milliers de nouveaux adultes en un mois. Le nombre de puces sur les animaux et surtout dans l’environnement peut devenir très rapidement considérable.

Comme la chaleur est nécessaire à la survie des larves de puces, elles peuvent se développer à l’extérieur du printemps à l’automne, mais pas en hiver. Cependant, le chauffage des maisons et appartements leur permet de se développer à l’intérieur tout au long de l’année.

Il est important de prendre conscience que la contamination d’un animal par les puces se fait surtout à partir des adultes pré-émergeants présents dans l’environnement, et que cette contamination peut venir aussi bien de l’extérieur (sauf en hiver) que de l’intérieur de la maison. La contamination par passage d’une puce adulte d’un animal à un autre est certes possible, mais finalement plutôt rare. Elle nécessite un contact étroit entre les deux animaux.

Les problèmes de santé posés par les puces

L’infestation par des puces est dénommée pulicose. La présence de puces sur un animal présente de nombreux inconvénients pour celui-ci :

  • Ça fait mal ! Une piqûre de puce est douloureuse. Un chat ou un chien qui sursaute soudainement et pousse un petit cri a peut-être des puces.
  • Ça démange. La puce se nourrit du sang de son hôte, et afin que ce sang ne coagule pas avant d’être aspiré, la puce injecte un peu de salive anticoagulante. Cette salive provoque chez l’hôte une réaction à l’origine de démangeaisons (prurit).
  • Ça provoque une perte de sang. L’infestation par un grand nombre de puces peut provoquer une anémie, particulièrement chez les animaux jeunes, très âgés ou malades.
  • Ça peut provoquer une allergie. L’allergie aux piqûres de puces (plus exactement à la salive de puce) est une des maladies de peau les plus fréquentes chez les chiens et chez les chats. Elle s’exprime par de violentes démangeaisons, avec pertes de poils, pellicules, croûtes, plaies, infections secondaires.
  • Ça peut transmettre des maladies et des parasites. La puce peut transmettre des maladies bactériennes aux chats, dont la maladie des griffes du chat, maladie que les chats peuvent ensuite inoculer à l’Homme. Les puces des chiens et des chats sont aussi les vecteurs d’un ver digestif appelé Dipylidium caninum.

Les puces des animaux de compagnie peuvent aussi occasionnellement piquer les humains, provoquant boutons et démangeaisons. Ceci arrive surtout lorsqu’il existe un grand nombre de jeunes adultes dans l’environnement. Appelés improprement « puces de parquet », ou encore « puces de plancher », il s’agit en fait de puces de chiens ou de chats adultes pré-émergeantes, qui éclosent soudainement et en grand nombre lorsqu’elles ressentent les vibrations produites par les pas d’une personne entrant dans une pièce. Ces jeunes puces affamées piquent alors l’humain qui passe à leur portée.

Mon chat ou mon chien a-t-il des puces?

Il n’est pas toujours très simple de savoir si un chien ou un chat a des puces. Souvent, les chats ne présentent aucun signe clinique bien qu’ils hébergent des puces et sont à l’origine de la contamination de l’environnement. Alors, comment savoir ?

Rechercher les puces adultes sur les animaux. Attention, elles ne sont facilement visibles à l’œil nu qu’en cas d’infestation massive ou sur des chiens ou des chats au pelage clair et court. Le mieux est d’utiliser un peigne fin spécial (demandez conseil à votre vétérinaire) et de le passer sur l’ensemble du corps de votre compagnon. Mais même avec cet ustensile, la recherche peut être infructueuse.
Rechercher des crottes de puces. Là aussi un peigne fin facilite la tâche. Les crottes de puces ont un aspect cristallin rouge foncé (voir photo). Le mieux est de peigner intensivement l’animal et de récupérer les débris sur une feuille d’essuie-tout blanche. Les crottes de puces contenant du sang non digéré, l’humidification de la feuille de papier produit une auréole rouge autour de celles-ci.

Il est clair que la présence de crottes de puces sur votre animal démontre que celui-ci a des puces. Cependant, il est parfois impossible de trouver ni adultes ni déjections sur des animaux ayant pourtant régulièrement des puces. Ceci est dû au toilettage qu’ils effectuent sur eux-mêmes. C’est pourquoi, particulièrement chez les animaux allergiques, le vétérinaire peut vous prescrire un traitement antipuce quand bien même leur présence n’a pu être prouvée.

Traitement contre les puces

Il existe de nombreux produits pour traiter les animaux de compagnie contre les puces. Ils se différencient par leur composition, leur forme pharmaceutique, leur durée d’action. Le choix d’un produit antipuce doit être discuté avec un vétérinaire qui seul peut vous prescrire le produit le plus adapté à votre compagnon, en tenant compte de son espèce, de son âge, de son mode de vie, de l’existence d’une allergie, etc.

Cependant, quel que soit votre cas, des règles de base sont à connaître :

  • Ne pas utiliser un produit pour chien sur un chat sans l’avis de votre vétérinaire. Certains antipuces pour chien sont mortels pour le chat.
  • Respecter les doses prescrites par votre vétérinaire. Une dose trop faible est inefficace, une dose trop forte peut être dangereuse.
  • Renouveler le traitement. Un seul traitement ne suffit pas à se débarrasser des puces, surtout si l’environnement est contaminé. Beaucoup d’échec de traitements sont simplement dû au fait qu’ils n’ont pas été renouvelés.
  • Désinfecter l’environnement. Il est indispensable de se souvenir que la contamination par les puces est essentiellement environnementale. Il existe plusieurs façons d’agir contre les stades larvaires de puces : inhibiteurs de croissance sur l’animal, traitement des surfaces… Votre vétérinaire vous conseillera sur les mesures les plus adaptées à votre cas.
Les tiques chien - Votre vétérinaire à domicile, Céline

Les tiques

Quels risques et comment protéger votre compagnon ?

Prévention et risques à connaître

Les tiques font partie des parasites les plus fréquents chez les animaux de compagnie, et la région de Montpellier ne fait pas exception. Entre les garrigues, les bois et les hautes herbes du secteur du Triadou et de l’Hérault, vos compagnons y sont exposés presque toute l’année. Bonne nouvelle : avec les bons réflexes, on peut largement limiter les risques. Voici tout ce que vous devez savoir.

Les tiques : qui sont-elles vraiment ?

Les tiques sont des acariens donc des parasites de la même famille que les araignées, pas des insectes. Elles se nourrissent exclusivement du sang des animaux (et parfois des humains) sur lesquels elles se fixent.

En France, trois espèces sont particulièrement présentes :

  • Ixodes ricinus : la tique la plus répandue, présente dans les bois et les zones humides
  • Dermacentor reticulatus : fréquente dans les prairies et les zones de garrigue, comme on en trouve dans notre région
  • Rhipicephalus sanguineus : aussi appelée “tique brune du chien“, elle est davantage présente dans le sud de la France et a la particularité de pouvoir survivre à l’intérieur d’un logement

À noter : il est impossible de distinguer les espèces à l’œil nu taille et couleur varient selon le stade de développement de la tique et si elle est gorgée de sang ou non.

Où vivent-elles ?

Les tiques se cachent dans les herbes hautes, les broussailles, les litières de feuilles mortes et les lisières de forêt. Elles grimpent sur les végétaux et attendent qu’un hôte passe à portée pour s’y accrocher. En région méditerranéenne, elles sont actives presque toute l’année, avec des pics au printemps et à l’automne.

Le cycle de vie de la tique en bref

Une tique ne prend que trois repas de sang dans toute sa vie un à chaque stade : larve, nymphe, adulte. Entre chaque repas, elle retombe au sol et mue pour passer au stade suivant.

C’est cette particularité qui rend les tiques si résistantes : elles peuvent attendre des mois, voire des années, que les conditions climatiques soient favorables avant de chercher un hôte.

Les maladies transmises par les tiques chez le chien

C’est là que les tiques deviennent vraiment dangereuses. En se nourrissant du sang de votre animal, elles peuvent transmettre des agents infectieux responsables de maladies parfois sérieuses.

La piroplasmose (babésiose)

C’est la maladie à tique la plus fréquente chez le chien en France, et elle est particulièrement présente dans notre région. Un parasite du sang Babesia détruit les globules rouges. Les symptômes apparaissent rapidement : fièvre, fatigue intense, urines foncées (orangées ou rouge-brunes), manque d’appétit. Sans traitement rapide, elle peut être fatale.

La maladie de Lyme (borréliose)

Moins fréquente dans le sud de la France que dans d’autres régions plus boisées et humides, la maladie de Lyme reste toutefois bien réelle chez le chien. Elle est causée par une bactérie (Borrelia) transmise par la tique Ixodes. Les symptômes peuvent mettre plusieurs semaines à apparaître : boiterie, fièvre, gonflement des articulations, fatigue. Dans les cas tardifs, une atteinte rénale peut également survenir.

L’ehrlichiose et l’anaplasmose

Ce sont des maladies bactériennes qui affectent les globules blancs. On les observe surtout dans le sud de la France. Symptômes : fièvre, saignements inhabituels, ganglions gonflés, abattement général.

Chez le chat ?

Les chats peuvent aussi être touchés par la piroplasmose, l’ehrlichiose et l’anaplasmose, mais ils développent rarement une maladie grave sauf si leur système immunitaire est affaibli. Cela ne dispense pas de les protéger !

Prévenir les morsures de tiques : les bons réflexes

Lors des promenades

  • Après chaque balade en zone à risque (bois, garrigue, herbes hautes), inspectez votre chien ou votre chat en passant les doigts dans le pelage, en insistant sur la tête, le cou, les oreilles, entre les pattes et autour de la queue.
  • Si vous trouvez une tique, retirez-la rapidement avec un crochet à tiques (disponible chez votre vétérinaire ou en pharmacie).

Les traitements antiparasitaires

C’est la protection la plus efficace. Il en existe plusieurs formes :

  • Les pipettes “spot-on” : à appliquer dans la nuque, renouvelées toutes les 4 à 8 semaines selon les produits
  • Les colliers antiparasitaires : protection longue durée (jusqu’à 8 mois pour certains), à poser 2 semaines avant une exposition
  • Les comprimés antiparasitaires : très efficaces, notamment contre les puces et les tiques chez le chien et le chat. Leur durée d’action varie selon les produits (généralement de 1 à 3 mois) et ils nécessitent une prescription de votre vétérinaire pour choisir la solution la plus adaptée à votre animal.

Important : ne jamais utiliser un produit antiparasitaire prévu pour chien sur un chat sans avis vétérinaire. Certaines molécules (comme les perméthrinés) sont mortelles pour les félins.

Comment enlever une tique correctement ?

C’est un geste simple mais qui doit être bien fait pour ne pas augmenter le risque de transmission de maladies.

Ce qu’il ne faut surtout PAS faire

Tirer brusquement sur la tique avec les doigts : vous risquez de laisser la tête dans la peau

❌ Appuyer sur son abdomen : cela provoque une régurgitation, c’est à ce moment que les agents infectieux passent dans le sang

❌ Verser de l’alcool, de l’éther ou du désinfectant sur la tique : même effet indésirable

❌ Brûler la tique : même risque

Ce qu’il faut faire

✅ Utiliser un crochet à tiques (aussi appelé tire-tique) : on glisse l’outil sous la tique, on tourne doucement jusqu’à ce qu’elle se détache proprement et sans pression sur le corps du parasite

✅ Désinfecter la zone de morsure après le retrait

✅ Surveiller l’état de votre animal dans les jours et semaines suivant la morsure

Si vous n’avez pas de crochet sous la main, vous pouvez appliquer un produit antiparasitaire à action rapide la tique mourra, mais il faudra patienter quelques heures. Une tique morte qui reste accrochée n’est plus un danger, elle finira par tomber d’elle-même.

Voyager avec votre animal ?

Si vous partez en vacances, renseignez-vous sur les risques parasitaires de votre destination. Certaines régions d’Europe du Sud ou d’Afrique du Nord présentent des risques bien plus élevés qu’en Hérault. Pensez à traiter votre animal avant le départ.

La tique dans la maison : est-ce possible ?

Oui, avec Rhipicephalus sanguineus, la tique brune. Cette espèce, fréquente dans le sud de la France, est capable de faire tout son cycle de développement à l’intérieur. Elle peut s’installer dans les interstices des murs, dans les chenils ou sous les plinthes.

En cas d’infestation, il faudra traiter à la fois les animaux et l’environnement. Des produits spécifiques existent pour les habitations votre vétérinaire vous guidera.

Le principal danger n’est pas la morsure en elle-même, mais les maladies qu’elles peuvent transmettre : piroplasmose, maladie de Lyme, ehrlichiose… Certaines peuvent être graves, voire mortelles si elles ne sont pas traitées rapidement. En cas de doute après une morsure de tique, consultez votre vétérinaire sans tarder.

Les tiques cherchent des zones chaudes et peu accessibles : derrière les genoux, l’aine, les aisselles, derrière les oreilles, la nuque. Il est conseillé de s’inspecter soi-même après une promenade en zone à risque et de faire de même pour vos enfants.

Les produits antiparasitaires vétérinaires (pipettes, colliers, sprays, comprimés) sont les plus efficaces pour tuer ou repousser les tiques sur votre animal. Pour l’environnement, il existe des insecticides acaricides. Attention aux remèdes “maison” comme l’huile essentielle de lavande ou de tea-tree : ils ne présentent pas de preuves d’efficacité suffisantes et certains peuvent être toxiques pour les animaux.

Les tiques sont attirées par la chaleur corporelle et le CO2 expiré. Elles ne distinguent pas les espèces : chiens, chats, humains, chevreuils, hérissons… Tous peuvent être ciblés. Les animaux qui se promènent souvent en milieu naturel (bois, garrigue, prairies) sont évidemment plus exposés.

Besoin d’un conseil ou d’une consultation ?

Vous avez trouvé une tique sur votre chien ou votre chat, ou vous souhaitez mettre en place un traitement antiparasitaire adapté ? Céline Dujardin, vétérinaire à domicile dans le secteur du Triadou et du nord de Montpellier, se déplace directement chez vous.

Pas de stress pour votre animal, pas de salle d’attente juste des soins de qualité dans son environnement familier.

chat diabétique roux se faisant piquer pour ses soins par sa vétérinaire à domicile - Vétérinaire Montferrier

Le diabète chez le chat

Comprendre et gérer le diabète chez le chat

chat diabétique roux se faisant piquer pour ses soins par sa vétérinaire à domicile - Vétérinaire Montferrier

Les chats peuvent souffrir du diabète, de type 1 ou 2, mais la forme la plus courante est le diabète de type 2.

En termes simples, le diabète est une pathologie qui empêche votre chat d’utiliser le sucre comme une source d’énergie. Après un repas, le système digestif décompose les aliments en éléments simples. L’un de ces éléments est le sucre (glucose). Le chat absorbe le glucose dans le sang via le système digestif. Il est ensuite utilisé par les différents organes du corps sous forme d’énergie nécessaire à leur activité. 

Cependant, pour produire du glucose, le corps a besoin d’insuline, une hormone produite par le pancréas. En cas d’anomalie au niveau de la production ou de l’utilisation de l’insuline, le glucose ne peut pas être transféré aux organes du corps à partir du sang. En effet, il reste dans le sang et cela entraîne des résultats plus élevés que les niveaux normaux de glycémie. Lorsque les organes du corps sont sous-alimentés en glucose, ils utilisent la graisse et les protéines comme source d’énergie, ce qui provoque une forte perte de poids et de muscles.
Les chats en surpoids sont particulièrement prédisposés au diabète de type 2. Bonne nouvelle cependant, une fois que les chats atteints de diabète de type 2 ont perdu suffisamment de poids, ils n’ont plus besoin de traitement tant qu’ils maintiennent un poids sain.

Les symptômes

En général, votre chat montrera des signes de soif accrue, urinera plus fréquemment et mangera davantage, tout en perdant du poids. Votre chat pourra aussi souffrir d’infections récurrentes des voies urinaires. Son pelage pourra également montrer des signes de détérioration, tant au niveau de sa condition que de son apparence.

La prise en charge

S’il soupçonne la présence de diabète, votre vétérinaire commencera par analyser des échantillons d’urine et de sang. Votre chat sera généralement hospitalisé pendant une journée pour subir une batterie de tests. En fonction des résultats, votre vétérinaire tentera de stabiliser le niveau de glucose de votre chat par un régime alimentaire, l’administration d’insuline, ou les deux. Il pourra vous donner de l’insuline à injecter régulièrement ainsi que des conseils concernant l’alimentation et les heures des repas. Les régimes prescrits par le vétérinaire ont prouvé leur efficacité au niveau de la réduction des besoins en insuline chez les chats diabétiques. Suivez les conseils de votre vétérinaire concernant l’alimentation et l’insuline afin d’assurer la réussite du traitement. 

Prenez-rendez-vous pour des visites fréquentes chez le vétérinaire seront requises pour surveiller les progrès et éventuellement changer le régime alimentaire ou les niveaux d’insuline en conséquence. Si votre chat est en surpoids, l’aider à atteindre un poids sain lui permettra peut-être d’arrêter complètement les injections d’insuline.

 

Le traitement des chats diabétiques nécessite du temps et un engagement de votre part, mais vous pouvez traiter votre chat avec succès sur le long terme pour lui offrir une vie heureuse.

Si votre chat était en surpoids au moment du diagnostic, lui permettre d’atteindre un poids normal pourra même entraîner l’abandon des injections d’insuline !

examen dentaire pour un chien - Vétérinaire Montpellier et Alentours

La maladie parodontale du chien

Qu'est-ce que la maladie parodontale du chien?

La maladie parodontale du chien est la maladie infectieuse la plus répandue chez les animaux de compagnie, avec une prévalence de près de 80 %. Elle est beaucoup plus fréquente chez les petits animaux que chez les animaux de tailles moyenne et grande.

La gingivite est une inflammation réversible des gencives, car une fois sa cause (plaque bactérienne) éliminée, l’inflammation rétrocède. La parodontite est, quant à elle, une affection inflammatoire irréversible du tissu non-gingival (ligament alvéolo-dentaire, cément et os alvéolaire) et s’évalue en mesurant la perte d’attache parodontale (déchaussement) de la dent.

Une gingivite, même non traitée, n’entraîne pas forcément une parodontite ; le développement de la maladie parodontale est en réalité déterminé par un déséquilibre entre la population bactérienne et le système immunitaire de l’hôte. Les capacités immunitaires, le stress, l’âge, les statuts nutritionnel et métabolique, la race et les dysendocrinies sont autant de facteurs susceptibles de favoriser ou de prévenir la progression de la maladie parodontale. Si la maladie progresse, cela va entraîner le déchaussement puis la perte d’une ou plusieurs dents.

Au cours du développement de la parodontite, les bactéries présentes peuvent atteindre la circulation sanguine, entraînant une bactériémie provoquant des réactions immunitaires dans des organes distants de la cavité orale :

  • Conséquences cardiovasculaires
  • Trouble de la reproduction
  • Diabète sucré
  • Maladie hépatique
    dents chiens
examen dentaire pour un chien - Vétérinaire Montpellier et Alentours

Diagnostic de la maladie parodontale

Généralement, la maladie parondontale débute avec peu ou pas de signes cliniques, et le principal motif de consultation pour examen de la cavité orale est la mauvaise haleine.

Prévention et traitement de la maladie parodontale du chien

  • La prévention de la maladie parodontale consiste à éliminer soigneusement la plaque bactérienne par un brossage des dents et une bonne hygiène orale. Certains aliments industriels aident à réduire la plaque dentaire supra-gingivale, mais le point crucial demeure l’élimination de la plaque sous-gingivale.
  • Un détartrage supra- et sous-gingival est effectué, suivi au besoin d’interventions plus complexes de type extraction dentaire ou chirurgie parodontale. Le détartrage est un acte courant pouvant être réalisé par un vétérinaire à domicile.
  • Antibiotiques

Conclusion

La santé du parodonte n’est pas seulement importante pour la préservation des dents. La maladie parodontale peut avoir un impact significatif sur l’état de santé général et pourrait être responsable de morbidité et de mortalité, en particulier chez certaines races canines sensibles. Des mesures préventives, telles que l’hygiène orale, les jouets à mâcher, les aliments spé- cifiquement conçus pour réduire l’accumulation de la plaque bactérienne et du tartre, doivent être envisagées dans la prise en charge de la parodontite. Les aliments préparés à visée dentaire sont généralement des croquettes dont la forme et la structure procurent une action abrasive mécanique, mais certains produits contiennent également du polyphosphate de sodium, un chélateur du calcium salivaire, qui ralentit la minéralisation de la plaque et donc la formation du tartre. Ces aliments peuvent alors être recommandés en tant qu’adjuvant dans un plan général de réduction de la maladie parodontale.

L’hyperthyroïdie chez le chat

Qu'est-ce que la thyroïde?

L’hyperthyroïdie est le trouble endocrinien (hormonal) le plus fréquent chez les chats. Elle provoque de nombreux symptômes résultant de la surproduction d’hormone thyroïdienne par la thyroïde.

La thyroïde est une glande formée de deux lobes, de chaque côté de la trachée, dans le cou. Les deux types hormones produites (T3 et T4) interviennent dans le métabolisme de base (système qui brûle les calories en fonction de l’activité physique) et la régulation de la température du corps.

Origine de l'hyperthyroïdie chez le chat

L’hyperthyroïdie est définie par la sécrétion d’une trop grande quantité d’hormones thyroïdiennes. Cet emballement provoque un hyperfonctionnement de tous les métabolismes : tout fonctionne « trop » et trop vite. Dans la très grande majorité des cas (99%) la cause de cette hypersécrétion s’explique par la présence de nodules bénins (non cancéreux) sur les glandes thyroïdes. Ces amas de cellules anormales sont des adénomes. Dans 1 à 2% des cas l’hyperthyroïdie est due à une tumeur maligne (cancer).

Les symptômes de l'hyperthyroïdie féline

Les symptômes de l’hyperthyroïdie chez le chat sont très variables. Les signes les plus courants sont la perte de poids (90% des cas), une augmentation de la prise alimentaire dans plus de la moitié des cas, des vomissements, de la diarrhée, une consommation accrue d’eau, une augmentation de l’activité, des changements de comportement, de la nervosité. Le pelage devient terne, des pertes de poils sont possibles. En fin d’évolution de la maladie le chat est en général très abattu, prostré et très maigre. Le chat hyperthyroïdien a souvent une fréquence cardiaque augmentée et peut présenter des anomalies cardiaques (cardiomyopathie hypertrophique, maladie du muscle cardiaque).

Comment diagnostiquer l'hyperthyroïdie féline?

Normalement la glande thyroïde chez les chats n’est pas palpable. En cas d’hyperthyroïdie, la glande devient généralement assez grosse pour être palpable. Une prise de sang est effectuée par votre vétérinaire. Un taux élevé de T4 signe une hyperthyroïdie. Une fois le diagnostic établi, d’autres examens complémentaires seront proposés par votre vétérinaire afin de rechercher les éventuelles complications de cette hyperthyroïdie.

Quels traitements pour l'hyperthyroïdie chez le chat ?

Différents traitements sont disponibles à ce jour :

le traitement médical à base d’antithyroïdiens, à administrer quotidiennement à vie sous forme de comprimés.
la chirurgie, conseillée si on est en présence d’une tumeur isolée (la scintigraphie est nécessaire pour le voir). Si l’on retire la thyroïde en entier il faut alors un traitement médical à vie également.
la iodothérapie à l’iode 131 radioactif, qui ne se fait que dans un centre de radiothérapie autorisé (à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort par exemple) et qui nécessite une hospitalisation de 15 jours du chat.
un régime spécialisé, récemment commercialisé, sous forme de croquettes ou de pâtées (y/d de Hill’s) appauvries en iode. Cependant ce régime doit être strictement la seule source de nourriture du chat.https://www.hillspet.fr/cat-food/pd-feline-prescription-diet-yd-dry

Elevage et vente de chats et chiens : les nouvelles obligations.

Elevage et vente de chiens et chats

Pour les éleveurs commercialisant uniquement des animaux inscrits à un livre généalogique qui ne produisent pas plus d’une portée par an et par foyer fiscal, il existe des dispositions particulières. Pour plus de renseignements, consultez le site de la Société centrale canine :  http://www.scc.asso.fr Ou du livre officiel des origines félines : http://www.loof.asso.fr

elevage et vente de chiens et chats - photos
elevage et vente de chiens et chats – photos

 

 

Qui peut vendre un chien ou un chat ?

Les éleveurs et les établissements de vente (animaleries,…) de chiens et chats sont les seules personnes autorisées à vendre des chats et des chiens. Est considéré comme un éleveur toute personne vendant au moins un animal issu d’une femelle reproductrice lui appartenant.
Être éleveur ne s’improvise pas.
À partir du 1er janvier 2016, les règles du commerce de chiens et chats sont renforcées pour garantir leur santé, leur bien-être et assurer une traçabilité dans la filière.

Les obligations des éleveurs de chiens et chats

Se déclarer à la chambre d’agriculture pour obtenir un numéro de SIREN.
Disposer des connaissances et des compétences requises.
Disposer de locaux conformes aux règles sanitaires et de protection animale (arrêté ministériel du 3 avril 2014).
Vendre des animaux identifiés et âgés de plus de 8 semaines.

Quelles règles pour les annonces de vente de chiens et chats ?

Vendeurs, vous devez obligatoirement mentionner sur toute annonce de vente  :
le numéro de SIREN
l’âge des animaux à céder
le numéro d’identification ou celui de la mère
l’inscription ou non à un livre généalogique
le nombre d’animaux de la portée.

Acheteurs, soyez vigilants et vérifiez que toutes ces informations sont bien mentionnées dans l’annonce ! (lien utile : www.infogreffe.fr/societes/)

Quelles démarches au moment de la remise de l’animal à son nouveau propriétaire ?

Une attestation de cession.
Un document d’information sur les caractéristiques et les besoins de l’animal.
Un certificat vétérinaire attestant du bon état sanitaire de l’animal.
Le document d’identification de l’animal.

à noter : Tous les bénéfices des ventes (dès le premier animal vendu) sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices non commerciaux et doivent donc être déclarés.

Comment faire des dons d’animaux ?

Les dons ne nécessitent pas de se déclarer et d’obtenir un numéro de SIREN. Il convient toutefois de respecter les mêmes obligations lors des publications d’annonce que pour les ventes (hormis numéro SIREN) :
L’annonce doit clairement indiquer la mention « gratuit ».
Seuls les animaux identifiés et âgés de plus de huit semaines peuvent être donnés.
Le donneur doit également fournir un certificat vétérinaire au nouveau propriétaire.

Quelles sanctions ?

Elles peuvent aller jusqu’à :
7500 euros d’amende en cas de non immatriculation avec un numéro de SIREN.
750 euros en cas de non respect des mentions obligatoires sur les annonces.

Pour en savoir plus : consulter l’ordonnance du 7 octobre 2015 relative au commerce et à la protection des animaux de compagnie, mise en vigueur à partir du 1er janvier 2016.
http://www.legifrance.gouv.fr/eli/rapport/2015/10/8/AGRG1518009P/jo/texte

L’accident vasculaire cérébral (AVC)

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral chez le chien et chat ?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) est une condition aiguë compromettant la circulation sanguine au niveau du cerveau. Il existe deux formes d’accident vasculaire : ischémique et hémorragique. La forme ischémique est causée par l’occlusion d’un vaisseau sanguin privant ainsi le cerveau d’oxygène et de glucose. L’autre forme possible est la rupture d’un vaisseau sanguin causant une accumulation de sang autour ou à l’intérieur du cerveau augmentant ainsi la pression intracrânienne. Les accidents vasculaires de type ischémique sont beaucoup plus fréquents chez les animaux de compagnie.

Quels sont les signes cliniques?

Ce qui caractérise un AVC est la rapidité d’apparition des signes cliniques. L’histoire classique se traduit par une apparition soudaine de déficits neurologiques chez un patient qui était au préalable complètement normal. Les signes notés à l’examen neurologique dépendent de la région du cerveau affectée et sont donc très variables d’un patient à l’autre. Des symptômes vestibulaires (perte d’équilibre, tête penchée, nystagmus) ou des symptômes suggérant une atteinte de cortex (tournis compulsif, apparition aiguë de crises épileptiformes) sont souvent rencontrés chez le chien. Chez le chat, des symptômes aigus impliquant la moelle épinière cervicale (ataxie soudaine, parfois non ambulatoire) sont relativement fréquents.

Quelles en sont les causes d’un avc ?

Certaines maladies peuvent prédisposer un animal à faire un AVC. Les causes d’un AVC d’origine ischémique sont multiples. Par exemple, des troubles liés à la coagulation peuvent favoriser la formation d’un caillot pouvant bloquer un vaisseau sanguin. De plus, certaines maladies d’origine cardiaque, rénale, endocrinienne (hypothyroïdie, hyperadrénocorticisme, diabète) ou systémique (hypertension) peuvent en être la cause. Toutefois, dans la majorité des cas (environ 50%) une cause sous-jacente n’est pas identifiée et on dira alors que l’AVC est idiopatique.
L’origine d’un accident hémorragique peut elle aussi être expliquée par une coagulopathie. L’accumulation de sang peut également être causée par un saignement d’origine tumorale, une anomalie vasculaire congénitale, une pathologie inflammatoire des vaisseaux sanguins, un trauma…etc.

Comment établir un diagnostic  ?

La façon la plus précise d’obtenir un diagnostic d’AVC est par une imagerie par résonnance magnétique (IRM). L’IRM nous permet d’obtenir des images du cerveau en nous apportant beaucoup d’informations. Il est donc possible d’obtenir un diagnostic précis et surtout d’en déterminer l’ampleur. De plus, l’IRM nous permet d’éliminer d’autres pathologies cérébrales telles qu’une encéphalite, un processus tumoral ou un trauma qui pourraient initialement avoir des signes cliniques similaires.

Un bilan d’extension (bilan sanguin, dosage de la thyroïde, pression artérielle, radiographies du thorax, +/-échographie abdominale, +/-échographie cardiaque) devrait être effectué idéalement afin d’écarter des pathologies sous-jacentes.

Traitement et pronostic

Habituellement, les signes cliniques ne progressent pas au-delà d’une période de 12-24 heures. Dans de rares cas, les symptômes peuvent progresser légèrement dans les premières 24 heures dues à l’œdème cérébral causé par la forme ischémique ou par une hémorragie qui persiste. Les signes cliniques devraient s’améliorer en quelques jours/semaines. Le traitement consiste en des traitements de support (oxygénothérapie, fluidothérapie, anti-nausée au besoin, physiothérapie, etc.). Évidemment, la cause sous-jacente devrait être traitée si identifiée. Le pronostic est considéré bon à excellent puisque la plupart des cas évoluent positivement avec le temps et les déficits neurologiques s’estompent peu à peu. Certains patients peuvent toutefois garder des séquelles. Des récidives sont possibles, quoique rares, et surtout à craindre si une condition sous-jacente a été identifiée.

calin-chien

Les épillets

Les épillets chez le chien et chat

Dès qu’arrive le printemps et durant tout l’été, une herbe sèche est particulièrement à redouter : l’épillet. Il s’agit d’un épi se détachant de sa tige en séchant. Les épillets sont présents aussi bien dans les champs que dans certaines pelouses. Ils s’incrustent sous peau ou entrent dans les orifices.

L’épillet s’accroche aux poils et pénètrent les orifices, il peut s’incruster, comme par exemple dans les espaces interdigités (coussinets).

Il peut aussi pénétrer n’importe quel orifice :

– oreilles et narines très fréquemment ;

– mais aussi les yeux,

– vulve chez la chienne,

– fourreau chez le mâle,

– anus, sacs annaux…

L’épillet entame alors une progression qui s’effectue toujours dans le même sens du fait de son extrémité pointue. Cette dernière lui permet sans mal de perforer les tissus, donc la peau.

Lorsque que l’épillet se loge au niveau des coussinets, cela peut entraîner une boiterie que le maître remarquera aisément. L’épillet peut fort bien, à cet endroit du corps, pénétrer sous la peau pour « faire » ensuite son voyage.

Si un abcès peut être remarqué, la plaie n’est toutefois pas toujours très bien visible, notamment après quelques jours.

Ce sont quelques signes et attitudes qui peuvent alerter le maître :

éternuements répétés, avec ou sans saignement de nez, ce qui dans ce dernier cas est d’autant plus inquiétant)
œil rouge ou « pleureur »,
secouement de tête
léchages excessifs…
la présence d’un épillet lorsqu’il génère un abcès peut aussi provoquer de la fièvre.
Il ne faut pas sous-estimer tout signe ou attitudes anormales chez le chien ou le chat qui peuvent apparaître, même si rien n’est visible. Bien entendu, un épillet n’en sera pas obligatoirement la cause, car ces symptômes ne sont pas propres à sa présence. Mais dans le doute mieux vaut consulter le vétérinaire sans attendre.

épillets chez le chien - vet à dom
épillets chez le chien – vet à dom

La prise en charge doit être rapide, car l’épillet peut laisser de graves séquelles.

S’il pénètre par le nez, c’est aux voies respiratoires qu’il pourra ensuite s’en prendre (poumons, bronches).
Par les yeux, il peut blesser la cornée et provoquer une ulcération.
Par les oreilles, c’est le conduit auditif qui est touché et une inflammation (otite) peut être à craindre, avec des lésions possibles du tympan que l’épillet peut perforer.
Pour ce qui est des voies génitales, l’épillet occasionne des vaginites par exemple chez la femelle.
Si le retrait d’un épillet peut s’opérer facilement par le vétérinaire lorsque le chien ou le chat est présenté à temps (et suivant sa localisation), cela n’est pas toujours malheureusement le cas. Plusieurs interventions, plus ou moins lourdes, sont parfois nécessaires pour en venir à bout ! Ce qui aura pour conséquence d’augmenter la note des frais vétérinaires.

Comment protéger le chien ou chat contre les épillets ?

Pour le chat qui a accès à l’extérieur, les choses ne sont pas simples. Sauf une inspection régulière au retour de l’animal permettra de s’assurer de l’absence d’un épillet. Tant soit peut qu’il sera possible de le repérer et qu’il n’a pas déjà fait son « voyage ».

Chez le chien, lors des promenades, les vétérinaires recommandent dans les champs par exemple, de tenir l’animal en laisse. Là non plus, pas toujours très pratique ou agréable pour l’animal !

Pour le chien également, une inspection minutieuse constitue l’un des moyens de prévention pour intervenir à temps. De la tête à la queue en passant par les coussinets, l’anus, la vulve, etc.

Les chiens à oreilles tombantes sont à surveiller tout particulièrement au niveau de cette partie du corps.

Il est aussi possible pour l’été de procéder (ou faire procéder par un toiletteur) à une coupe de poil. Cela est particulièrement recommandé » pour les chiens à poils longs et/ou frisés.

Les petits poils au niveau des oreilles, entre les coussinets seront coupés pour laisser le moins de champs libre possible aux épillets.

Tous les nœuds au niveau des poils devront être coupés.

Si vous disposez d’un jardin, les restes de tontes seront éliminés. Car les épillets se trouvent dans les hautes herbes, mais aussi dans les pelouses !