Catégorie : Prévention

Les chenilles processionnaires : un danger pour vos animaux et comment les protéger

Les chenilles processionnaires sont des insectes nuisibles qui représentent une menace sérieuse pour les animaux domestiques. Cet article explore les dangers qu’elles présentent, les traitements possibles et les mesures de prévention à adopter.

Qu'est-ce qu'une chenille processionnaire ?

une procession de chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires sont les larves de certains papillons nocturnes, principalement le Thaumetopoea pityocampa (chenille processionnaire du pin) et le Thaumetopoea processionea (chenille processionnaire du chêne). Elles sont particulièrement présentes au printemps et en été, formant des files indiennes caractéristiques lors de leurs déplacements.

Zones géographiques et périodes à risque

En France, les chenilles processionnaires du pin sont particulièrement présentes dans les régions du sud, du sud-ouest et en Corse, mais elles remontent progressivement vers le nord avec le réchauffement climatique. Les chenilles processionnaires du chêne se trouvent davantage dans les zones du centre et du nord de la France.

La période de risque est plus marquée :

  • De janvier à mai pour les chenilles processionnaires du pin, avec une attention particulière lors de leur descente des arbres en mars-avril.

  • De mai à juillet pour les chenilles processionnaires du chêne.

Pourquoi sont-elles dangereuses ?

Les chenilles processionnaires sont couvertes de poils urticants qui libèrent une toxine dangereuse pour les animaux et les humains. Ces poils peuvent provoquer :

  • Irritations cutanées

  • Problèmes oculaires

  • Difficultés respiratoires

  • Réactions allergiques sévères

Chez les chiens et les chats, les conséquences peuvent être particulièrement graves. Le contact avec la langue ou les muqueuses peut entraîner :

  • Hypersalivation

  • Gonflement de la langue

  • Nécrose tissulaire pouvant nécessiter une amputation partielle

  • Détresse respiratoire

Un nid de chenilles processionnaires du pins

Que faire en cas de contact avec une chenille processionnaire ?

En cas de contact avec une chenille processionnaire :

  1. Rincez immédiatement la zone touchée avec de l’eau tiède sans frotter.

  2. Consultez un vétérinaire en urgence. Le professionnel pourra administrer des anti-inflammatoires, des antihistaminiques ou d’autres traitements adaptés.

  3. Surveillez attentivement les symptômes pour prévenir toute aggravation

Comment prévenir les risques ?

La prévention est la meilleure défense contre ces nuisibles. Voici quelques recommandations :

  • Évitez les zones infestées pendant les périodes à risque (printemps et été).

  • Installez des pièges à chenilles pour limiter leur prolifération.

  • Faites traiter vos arbres par des professionnels spécialisés si vous identifiez des nids.

  • Soyez vigilant lors des promenades en forêt ou dans les parcs.

Environnement et lutte écologique

Certaines méthodes naturelles permettent de lutter efficacement contre ces insectes :

  • Installation de nichoirs pour mésanges, leurs principaux prédateurs naturels.

  • Pièges à phéromones pour perturber leur reproduction.

  • Destruction mécanique des nids (réalisée par des experts).

Conclusion

Les chenilles processionnaires représentent un danger réel pour les animaux domestiques. Une vigilance accrue et des actions préventives sont essentielles pour protéger vos compagnons à quatre pattes. En cas de doute ou de contact, n’attendez pas pour consulter votre vétérinaire.

 

Pour de plus amples renseignements

Votre vigilance est la clé d’un environnement plus sûr pour vos animaux.

Les puces

Les puces sont des insectes piqueurs dont les adultes vivent sur les mammifères et les oiseaux. En France, l’espèce de puces la plus couramment rencontrée chez le chat, le chien et le furet s’appelle Ctenocephalides felis. Plus rarement, il est possible de retrouver sur les chats et les chiens des puces de hérissons, d’oiseaux, de lapins et même parfois la puce de l’homme.

Le mode de vie des puces

Les puces adultes ne peuvent vivre que sur un animal, alors que les œufs et les larves se développent dans le milieu extérieur.

Dessin humoristique de chiens et chats attaqué par des puces - les puces piquent elles les humains, Vétérinaire Montpellier

Les puces femelles pondent leurs œufs sur l’hôte : 20 œufs en moyenne par jour (une puce peut pondre jusqu’à 50 œufs en une seule journée). Une fois pondus, les œufs tombent sur le sol. Au bout de quelques jours, il en sort une larve.

1- Les puces adultes se nourrissent de sang en perçant la peau de l’animal qui les héberge. Elles ont besoin d’un repas par jour, et restent habituellement sur le même hôte jusqu’à leur mort. Leur espérance de vie est en théorie de plusieurs mois, mais elles sont souvent éliminées au bout d’une à trois semaines lorsque le chien ou le chat se toilette ou se mordille.

2- Les larves se nourrissent de débris organiques et de crottes de puces adultes laissées dans l’environnement par les hôtes. Elles ont tendance à fuir la lumière et recherchent des lieux dissimulés comme la base des fibres de tapis ou de moquettes, sous les plinthes, dans les fentes de plancher.

3- Une fois pleinement développée, la larve tisse un cocon dans lequel se forme la nymphe. Celle-ci donne ensuite naissance à une puce adulte qui reste abritée dans le cocon jusqu’à ce que les conditions soient favorables à sa sortie (à ce stade, on dit que la puce est un adulte « pré-émergeant »).2- Les larves se nourrissent de débris organiques et de crottes de puces adultes laissées dans l’environnement par les hôtes. Elles ont tendance à fuir la lumière et recherchent des lieux dissimulés comme la base des fibres de tapis ou de moquettes, sous les plinthes, dans les fentes de plancher.

4- Une chaleur humide et la présence d’hôtes potentiels à proximité stimulent l’émergence des nouveaux adultes. En effet, la puce est capable d’évaluer la présence d’hôtes potentiels grâce aux vibrations provoquées par leur déplacement dans l’environnement et au gaz carbonique dégagé par leur respiration !L’attente peut durer plus de 6 mois si l’environnement n’envoie pas les signaux nécessaires.

Les conséquences sur la contamination des animaux domestiques

Le mode de vie des puces est dépendant des conditions environnementales. Quand elles sont idéales (humidité, chaleur, hôtes à proximité), l’ensemble des étapes de développement peut être accompli en moins de 2 semaines ! Une seule puce femelle peut ainsi produire plusieurs dizaines de milliers de nouveaux adultes en un mois. Le nombre de puces sur les animaux et surtout dans l’environnement peut devenir très rapidement considérable.

Comme la chaleur est nécessaire à la survie des larves de puces, elles peuvent se développer à l’extérieur du printemps à l’automne, mais pas en hiver. Cependant, le chauffage des maisons et appartements leur permet de se développer à l’intérieur tout au long de l’année.

Il est important de prendre conscience que la contamination d’un animal par les puces se fait surtout à partir des adultes pré-émergeants présents dans l’environnement, et que cette contamination peut venir aussi bien de l’extérieur (sauf en hiver) que de l’intérieur de la maison. La contamination par passage d’une puce adulte d’un animal à un autre est certes possible, mais finalement plutôt rare. Elle nécessite un contact étroit entre les deux animaux.

Les problèmes de santé posés par les puces

L’infestation par des puces est dénommée pulicose. La présence de puces sur un animal présente de nombreux inconvénients pour celui-ci :

  • Ça fait mal ! Une piqûre de puce est douloureuse. Un chat ou un chien qui sursaute soudainement et pousse un petit cri a peut-être des puces.
  • Ça démange. La puce se nourrit du sang de son hôte, et afin que ce sang ne coagule pas avant d’être aspiré, la puce injecte un peu de salive anticoagulante. Cette salive provoque chez l’hôte une réaction à l’origine de démangeaisons (prurit).
  • Ça provoque une perte de sang. L’infestation par un grand nombre de puces peut provoquer une anémie, particulièrement chez les animaux jeunes, très âgés ou malades.
  • Ça peut provoquer une allergie. L’allergie aux piqûres de puces (plus exactement à la salive de puce) est une des maladies de peau les plus fréquentes chez les chiens et chez les chats. Elle s’exprime par de violentes démangeaisons, avec pertes de poils, pellicules, croûtes, plaies, infections secondaires.
  • Ça peut transmettre des maladies et des parasites. La puce peut transmettre des maladies bactériennes aux chats, dont la maladie des griffes du chat, maladie que les chats peuvent ensuite inoculer à l’Homme. Les puces des chiens et des chats sont aussi les vecteurs d’un ver digestif appelé Dipylidium caninum.

Les puces des animaux de compagnie peuvent aussi occasionnellement piquer les humains, provoquant boutons et démangeaisons. Ceci arrive surtout lorsqu’il existe un grand nombre de jeunes adultes dans l’environnement. Appelés improprement « puces de parquet », ou encore « puces de plancher », il s’agit en fait de puces de chiens ou de chats adultes pré-émergeantes, qui éclosent soudainement et en grand nombre lorsqu’elles ressentent les vibrations produites par les pas d’une personne entrant dans une pièce. Ces jeunes puces affamées piquent alors l’humain qui passe à leur portée.

Mon chat ou mon chien a-t-il des puces?

Il n’est pas toujours très simple de savoir si un chien ou un chat a des puces. Souvent, les chats ne présentent aucun signe clinique bien qu’ils hébergent des puces et sont à l’origine de la contamination de l’environnement. Alors, comment savoir ?

Rechercher les puces adultes sur les animaux. Attention, elles ne sont facilement visibles à l’œil nu qu’en cas d’infestation massive ou sur des chiens ou des chats au pelage clair et court. Le mieux est d’utiliser un peigne fin spécial (demandez conseil à votre vétérinaire) et de le passer sur l’ensemble du corps de votre compagnon. Mais même avec cet ustensile, la recherche peut être infructueuse.
Rechercher des crottes de puces. Là aussi un peigne fin facilite la tâche. Les crottes de puces ont un aspect cristallin rouge foncé (voir photo). Le mieux est de peigner intensivement l’animal et de récupérer les débris sur une feuille d’essuie-tout blanche. Les crottes de puces contenant du sang non digéré, l’humidification de la feuille de papier produit une auréole rouge autour de celles-ci.

Il est clair que la présence de crottes de puces sur votre animal démontre que celui-ci a des puces. Cependant, il est parfois impossible de trouver ni adultes ni déjections sur des animaux ayant pourtant régulièrement des puces. Ceci est dû au toilettage qu’ils effectuent sur eux-mêmes. C’est pourquoi, particulièrement chez les animaux allergiques, le vétérinaire peut vous prescrire un traitement antipuce quand bien même leur présence n’a pu être prouvée.

Traitement contre les puces

Il existe de nombreux produits pour traiter les animaux de compagnie contre les puces. Ils se différencient par leur composition, leur forme pharmaceutique, leur durée d’action. Le choix d’un produit antipuce doit être discuté avec un vétérinaire qui seul peut vous prescrire le produit le plus adapté à votre compagnon, en tenant compte de son espèce, de son âge, de son mode de vie, de l’existence d’une allergie, etc.

Cependant, quel que soit votre cas, des règles de base sont à connaître :

  • Ne pas utiliser un produit pour chien sur un chat sans l’avis de votre vétérinaire. Certains antipuces pour chien sont mortels pour le chat.
  • Respecter les doses prescrites par votre vétérinaire. Une dose trop faible est inefficace, une dose trop forte peut être dangereuse.
  • Renouveler le traitement. Un seul traitement ne suffit pas à se débarrasser des puces, surtout si l’environnement est contaminé. Beaucoup d’échec de traitements sont simplement dû au fait qu’ils n’ont pas été renouvelés.
  • Désinfecter l’environnement. Il est indispensable de se souvenir que la contamination par les puces est essentiellement environnementale. Il existe plusieurs façons d’agir contre les stades larvaires de puces : inhibiteurs de croissance sur l’animal, traitement des surfaces… Votre vétérinaire vous conseillera sur les mesures les plus adaptées à votre cas.
Les tiques chien - Votre vétérinaire à domicile, Céline

Les tiques

Quels risques et comment protéger votre compagnon ?

Prévention et risques à connaître

Les tiques font partie des parasites les plus fréquents chez les animaux de compagnie, et la région de Montpellier ne fait pas exception. Entre les garrigues, les bois et les hautes herbes du secteur du Triadou et de l’Hérault, vos compagnons y sont exposés presque toute l’année. Bonne nouvelle : avec les bons réflexes, on peut largement limiter les risques. Voici tout ce que vous devez savoir.

Les tiques : qui sont-elles vraiment ?

Les tiques sont des acariens donc des parasites de la même famille que les araignées, pas des insectes. Elles se nourrissent exclusivement du sang des animaux (et parfois des humains) sur lesquels elles se fixent.

En France, trois espèces sont particulièrement présentes :

  • Ixodes ricinus : la tique la plus répandue, présente dans les bois et les zones humides
  • Dermacentor reticulatus : fréquente dans les prairies et les zones de garrigue, comme on en trouve dans notre région
  • Rhipicephalus sanguineus : aussi appelée “tique brune du chien“, elle est davantage présente dans le sud de la France et a la particularité de pouvoir survivre à l’intérieur d’un logement

À noter : il est impossible de distinguer les espèces à l’œil nu taille et couleur varient selon le stade de développement de la tique et si elle est gorgée de sang ou non.

Où vivent-elles ?

Les tiques se cachent dans les herbes hautes, les broussailles, les litières de feuilles mortes et les lisières de forêt. Elles grimpent sur les végétaux et attendent qu’un hôte passe à portée pour s’y accrocher. En région méditerranéenne, elles sont actives presque toute l’année, avec des pics au printemps et à l’automne.

Le cycle de vie de la tique en bref

Une tique ne prend que trois repas de sang dans toute sa vie un à chaque stade : larve, nymphe, adulte. Entre chaque repas, elle retombe au sol et mue pour passer au stade suivant.

C’est cette particularité qui rend les tiques si résistantes : elles peuvent attendre des mois, voire des années, que les conditions climatiques soient favorables avant de chercher un hôte.

Les maladies transmises par les tiques chez le chien

C’est là que les tiques deviennent vraiment dangereuses. En se nourrissant du sang de votre animal, elles peuvent transmettre des agents infectieux responsables de maladies parfois sérieuses.

La piroplasmose (babésiose)

C’est la maladie à tique la plus fréquente chez le chien en France, et elle est particulièrement présente dans notre région. Un parasite du sang Babesia détruit les globules rouges. Les symptômes apparaissent rapidement : fièvre, fatigue intense, urines foncées (orangées ou rouge-brunes), manque d’appétit. Sans traitement rapide, elle peut être fatale.

La maladie de Lyme (borréliose)

Moins fréquente dans le sud de la France que dans d’autres régions plus boisées et humides, la maladie de Lyme reste toutefois bien réelle chez le chien. Elle est causée par une bactérie (Borrelia) transmise par la tique Ixodes. Les symptômes peuvent mettre plusieurs semaines à apparaître : boiterie, fièvre, gonflement des articulations, fatigue. Dans les cas tardifs, une atteinte rénale peut également survenir.

L’ehrlichiose et l’anaplasmose

Ce sont des maladies bactériennes qui affectent les globules blancs. On les observe surtout dans le sud de la France. Symptômes : fièvre, saignements inhabituels, ganglions gonflés, abattement général.

Chez le chat ?

Les chats peuvent aussi être touchés par la piroplasmose, l’ehrlichiose et l’anaplasmose, mais ils développent rarement une maladie grave sauf si leur système immunitaire est affaibli. Cela ne dispense pas de les protéger !

Prévenir les morsures de tiques : les bons réflexes

Lors des promenades

  • Après chaque balade en zone à risque (bois, garrigue, herbes hautes), inspectez votre chien ou votre chat en passant les doigts dans le pelage, en insistant sur la tête, le cou, les oreilles, entre les pattes et autour de la queue.
  • Si vous trouvez une tique, retirez-la rapidement avec un crochet à tiques (disponible chez votre vétérinaire ou en pharmacie).

Les traitements antiparasitaires

C’est la protection la plus efficace. Il en existe plusieurs formes :

  • Les pipettes “spot-on” : à appliquer dans la nuque, renouvelées toutes les 4 à 8 semaines selon les produits
  • Les colliers antiparasitaires : protection longue durée (jusqu’à 8 mois pour certains), à poser 2 semaines avant une exposition
  • Les comprimés antiparasitaires : très efficaces, notamment contre les puces et les tiques chez le chien et le chat. Leur durée d’action varie selon les produits (généralement de 1 à 3 mois) et ils nécessitent une prescription de votre vétérinaire pour choisir la solution la plus adaptée à votre animal.

Important : ne jamais utiliser un produit antiparasitaire prévu pour chien sur un chat sans avis vétérinaire. Certaines molécules (comme les perméthrinés) sont mortelles pour les félins.

Comment enlever une tique correctement ?

C’est un geste simple mais qui doit être bien fait pour ne pas augmenter le risque de transmission de maladies.

Ce qu’il ne faut surtout PAS faire

Tirer brusquement sur la tique avec les doigts : vous risquez de laisser la tête dans la peau

❌ Appuyer sur son abdomen : cela provoque une régurgitation, c’est à ce moment que les agents infectieux passent dans le sang

❌ Verser de l’alcool, de l’éther ou du désinfectant sur la tique : même effet indésirable

❌ Brûler la tique : même risque

Ce qu’il faut faire

✅ Utiliser un crochet à tiques (aussi appelé tire-tique) : on glisse l’outil sous la tique, on tourne doucement jusqu’à ce qu’elle se détache proprement et sans pression sur le corps du parasite

✅ Désinfecter la zone de morsure après le retrait

✅ Surveiller l’état de votre animal dans les jours et semaines suivant la morsure

Si vous n’avez pas de crochet sous la main, vous pouvez appliquer un produit antiparasitaire à action rapide la tique mourra, mais il faudra patienter quelques heures. Une tique morte qui reste accrochée n’est plus un danger, elle finira par tomber d’elle-même.

Voyager avec votre animal ?

Si vous partez en vacances, renseignez-vous sur les risques parasitaires de votre destination. Certaines régions d’Europe du Sud ou d’Afrique du Nord présentent des risques bien plus élevés qu’en Hérault. Pensez à traiter votre animal avant le départ.

La tique dans la maison : est-ce possible ?

Oui, avec Rhipicephalus sanguineus, la tique brune. Cette espèce, fréquente dans le sud de la France, est capable de faire tout son cycle de développement à l’intérieur. Elle peut s’installer dans les interstices des murs, dans les chenils ou sous les plinthes.

En cas d’infestation, il faudra traiter à la fois les animaux et l’environnement. Des produits spécifiques existent pour les habitations votre vétérinaire vous guidera.

Le principal danger n’est pas la morsure en elle-même, mais les maladies qu’elles peuvent transmettre : piroplasmose, maladie de Lyme, ehrlichiose… Certaines peuvent être graves, voire mortelles si elles ne sont pas traitées rapidement. En cas de doute après une morsure de tique, consultez votre vétérinaire sans tarder.

Les tiques cherchent des zones chaudes et peu accessibles : derrière les genoux, l’aine, les aisselles, derrière les oreilles, la nuque. Il est conseillé de s’inspecter soi-même après une promenade en zone à risque et de faire de même pour vos enfants.

Les produits antiparasitaires vétérinaires (pipettes, colliers, sprays, comprimés) sont les plus efficaces pour tuer ou repousser les tiques sur votre animal. Pour l’environnement, il existe des insecticides acaricides. Attention aux remèdes “maison” comme l’huile essentielle de lavande ou de tea-tree : ils ne présentent pas de preuves d’efficacité suffisantes et certains peuvent être toxiques pour les animaux.

Les tiques sont attirées par la chaleur corporelle et le CO2 expiré. Elles ne distinguent pas les espèces : chiens, chats, humains, chevreuils, hérissons… Tous peuvent être ciblés. Les animaux qui se promènent souvent en milieu naturel (bois, garrigue, prairies) sont évidemment plus exposés.

Besoin d’un conseil ou d’une consultation ?

Vous avez trouvé une tique sur votre chien ou votre chat, ou vous souhaitez mettre en place un traitement antiparasitaire adapté ? Céline Dujardin, vétérinaire à domicile dans le secteur du Triadou et du nord de Montpellier, se déplace directement chez vous.

Pas de stress pour votre animal, pas de salle d’attente juste des soins de qualité dans son environnement familier.

Vaccination

Faut-il vacciner son chat d’intérieur?

Beaucoup de personnes pensent que si leur chat n’a pas accès à l’extérieur il n’est pas utile de le vacciner.

Il est vrai que les chats qui ne sortent pas n’auront pas de contact avec leurs congénères. Ils ne pourront pas attraper certaines maladies qui se transmettent uniquement par contact (sexuels, bagarre ect) comme par exemple la leucose.

Par contre d’autres maladies peuvent être transmises par le propriétaire qui joue le rôle de vecteur. En effet, certains pathogènes sont très résistants dans l’environnement. Ils peuvent résister des jours/semaines/mois dans l’environnement.

Le propriétaire peut ainsi les ramener à la maison via les chaussures, les habits…

Il s’agit par exemple des maladies suivantes : 

– Le typhus : panleucopénie féline due à un parvovirus

– Le syndrome coriza

Donc même si les chats d’intérieur sont moins exposés, le risque 0 n’existe pas et il vaut mieux continuer vacciner son chat.